Village viticole de la Côte des Blancs situé entre la Montagne d »Avize, couverte de forêts, et la plaine de Champagne .

A Avize on n »est pas commode. Alors ne me faites pas dire ce que je n »ai pas dit mais tout de même, les habitants ont comment dire ! un certain caractère.

Avize possède un vignoble de 270 hectares exploité par une centaine de viticulteurs produisant le « Blanc de Blancs ». Nichée sur les hauteurs d’Avize, une bouteille de champagne géante verse le divin breuvage dans la coupe qui l’accompagne.

 

Avize

La toponymie ou étude des noms de lieux

  • 1172 : Avizia
  • 1200 : Avysia
  • 1252 : Avise
  • 1274 : Avyse
  • 1280 : Avisia
  • 1641 : Advise

 

 

Elle nous apprend qu »Avize viendrait d »Avitia (villa), c »est à dire le domaine d »Avitius. En effet, dès le début de l »ère chrétienne aux IIème et IIIème siècle, l »occupant romain avait crée de vastes domaines ruraux appelés « villa. » où les gens produisaient tout ce dont ils avaient besoin. Ils vivaient en autarcie

Au moyen-âge

Au XVI ème siècle, les remparts furent forcés et l »église incendiée. Quelques années après (1632) un incendie considérable détruit la moitié du bourg. La commune était si pauvre que 50 ans après la plupart des maisons incendiées n »étaient pas relevées.

Avize était entourée de remparts.

En 1719 ; ils furent rasés car les Avizois ne se laissent pas faire. Une personnalité commune qui pourrait trouver naissance dans l’histoire du village. Une histoire qui n’a pas épargné ses habitants.

En effet, Avize appartenait au seigneur de Verzenay, seigneur qui avait fait construire tout un réseau de remparts, de fortifications et même un beau château au milieu de tout cela. A certaines époques reculées la région n’étaient franchement pas sûre et une citadelle n’était pas de trop pour protéger biens et personnes… Pour autant, ce que les habitants d’Avize gagnaient en sécurité, ils le perdaient en finances et santé. En effet ils étaient véritablement assommés d’impôts, directs ou indirects, de corvées et d’autres taxes.

Pour les Avizois, les fins de mois difficiles commençaient toujours le 2 ou le 3. Une situation intenable, entretenue savamment par le seigneur de Verzenay et par ses banquiers toujours plus exigeants. La grogne et la colère grondaient de plus en plus parmi les paysans. Une colère qui explosa littéralement le jour où la femme du seigneur et son escorte sont venues faire une petite inspection à Avize.

C’est sous une pluie de pierres, de colibets et d’objets en tous genres que la noble caravane fit son entrée. Hommes en armes ou non, tout ce joli monde se retrouva à terre, battu comme le grain à coup de fléaux et pieds. La bonne dame du seigneur fut mise à mal encore plus que les autres : parure, perruque et teint de rose avaient ainsi complètement disparu lorsque, elle et son triste équipage, s’en retournèrent au château de Verzenay.

Les gens d’Avize ayant été jusqu’à détruire complètement le carrosse. La réaction du seigneur fut terrible, d’un simple trait sur un bout de papier, il ordonna la destruction totale de tous les remparts du village d’Avize. « Je les laisse, je remets leur destin aux mains des premiers brigands venus », aurait-il déclaré. Il ne veulent pas de mes impôts, ils n’auront ni mes pierres ni mon épée ».

Le seigneur de Verzenay pensait sa vengeance terrible mais il n’en fut rien. En effet, la nouvelle du soulèvement Avizois avait fait le tour de la contrée et personne n’osait plus attaquer les « casseux de plats », comme on les avait surnommés.

Avize, où quand une réputation est pratiquement plus efficace que des remparts. Quand je vous disais qu’ils n’étaient pas commodes à Avize. Pas commodes certes, mais libres.

De nos jours, Avize est renommée pour son prestigieux champagne blanc de blancs.

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