C’est une Ancienne abbaye bénédictine fondée selon la légende en 780 , aussi un Village étape sur le chemin vers Compostelle  (La Voie de Tours qui passe juste devant l’église ).

A voir les sarcophages (Ve siècle) et au pied du maître-autel un puits funéraire collectif destiné à purifier les corps des défunt.

Historique
C’est vers le Haut Moyen-Âge, à la fin du VIIe siècle environ, que les bénédictins fondent le
monastère dit  » Saint-cagnotte ».

Ce n’est seulement qu’au XIe siècle (soit presque un demi millénaire plus tard) que les écrits permettent de mieux suivre l’histoire de l’abbaye.
Le vicomte Loup Garcie 1er rachète le monastère et les biens qui en dépendent en 1060.

 

Chapiteau à tête d'homme
Chapiteau à tête d’homme

Jusque là, l’ensemble appartenait à des laïcs. Le vicomte y installe deux ans plus tard, douze moines qu’il

va rejoindre vingt après, s’étant lui-même fait moine. Avant d’y décéder en 1084, il fait don à
l’abbaye d’une relique de la croix de St Pierre offerte par le pape Grégoire.Sans que l’on en connaisse les véritables raisons, la communauté religieuse va se déplacer plus à l’est (à sept kilomètres environ) et commence à édifier en 1097, une nouvelle église abbatiale.

Cela donnera les magnifiques bases romanes de l’actuelle église restaurée de Pouillon
En 1118, Raymond-Sanche dit « Le Pieux », le petit-fils de Loup Garcie, reprend l’abbaye et décide
de revenir sur le berceau de la communauté, à Cagnotte.

L’église de Loup Garcie 1er est remise en état, l’abbaye à nouveau dotée et le jour de Pentecôte 1122, la communauté est officiellement réinstallée en présence de l’archevêque et de l’évêque de Dax. Une ère de prospérité et de rayonnement s’ouvre alors. Désormais puissante et dynamique, l’Abbaye subira bientôt une seconde réforme plus profonde.

Reste de l'abbaye
Reste de l’abbaye

L’Abbaye
Il reste une partie de l’abbatiale Notre Dame de Corheta qui abrita les tombeaux des vicomtes
d’Orthe.
Le tombeau d’Adélaïde d’Anjou, épouse de Loup-Garcie II (XIIIe siècle), sur le côté droit du
chœur.
Puits funéraire aménagé en pourrissoir, où furent retrouvés les restes de dix corps. Il est situé au
milieu du chœur, face à l’autel.
Sarcophage en marbre monolithe (Ve-VIe siècles) qui recouvrait la sépulture d’Adélaïde d’Anjou.

Tombeau en bois de hêtre
Tombeau en bois de hêtre

Les Abbés de Cagnotte
Guillaume Raimond d’Aspremont, ex-vicomte d’Orthe, dit “Lourde-Épée”, est abbé de 1177 à sa
mort en 1180.
Loup-Garsie II, vicomte d’Orthe, fils du précédent. Alors qu’il est portier de l’abbaye, il est élu abbé
deux semaines seulement avant de décéder.
Au total, on retrouve près de soixante abbés de Notre Dame de Corheta dont certains ne portèrent
malheureusement que le titre.

Sarcophage en pierre
Sarcophage en pierre

Jusqu’à la veille de la Révolution, les vicomtes d’Orthe sont inhumés à Cagnotte. Ici l’acte de
décès à Peyrehorade, le 23 octobre 1772 d’Antoine Henri Melchior d’Aspremont nous indique qu’il
y est inhumé deux jours plus tard. Il sera le dernier de la lignée à bénéficier de ce privilège. Luce
Antoinette, mourra en exil.

 

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