Ballade Champenoise

 

epoye-monument

 

 

Ah, nos ancêtres les Gaulois ! Combien de fois cette phrase a tonné dans les salles d’école de France et de Navarre. Nos ancêtres les Gaulois ! Formule définitive. Mais, malgré tout, elle n’est pas tout à fait dénuée de bon sens.

Le nom tout d’abord : Epoye viendrait d’Epona la déesse gauloise du cheval. D’ailleurs il est vrai que le village a toujours eu une longue tradition hippique. Tout d’abord pour se déplacer et travailler au champ comme partout ailleurs, mais aussi pour le commerce, puisque Epoye était sur la route partant de Reims vers les Ardennes. Ou l’inverse ça dépend d’où vous partez. C’était donc un relais, une halte pour se reposer et changer de cheval.

Et puis à Epoye on a trouvé des vestiges, pas mal de vestiges même. On recense au bas mot près de 3 sites de tombes gauloises. Et pas des petites hein ! non des belles. Comme celle de la source Conges. Où l’on a retrouvait un guerrier enseveli avec arme et bagages le tout dans un char. C’était sans doute un personnage particulièrement important.

Il y a la fontaine Saint-Pierre aussi, où l’on a déterré des restes de sacrifices d’animaux et même d’êtres humains. Et puis il y a surtout le tumulus de la croix de tumoi. Un tumulus c’est une espèce de petite colline totalement artificielle car faite pour servir de tombeau.

En 1873, des fouilles ont d’ailleurs trouvé un squelette de femme richement parée avec collier en or et autre breloque. Mais plus récemment ce site à encore fait parler de lui. D’autres squelettes sont comment dire remontés à la surface. En effet, à la « faveur » d’une tempête, l’un des plus vieux arbres non loin du premier site de fouille s’est retrouvé allongé sur le flanc, les racines à l’air.

Pour autant ce n’est pas la perte d’un si bel arbre qui mobilisa à cette époque, il y a une petite dizaine d’années, une bonne partie du village. Non !

Chose extraordinaire, en remontant brutalement à la surface, les racines ont charrié avec elles les restes mortuaires de plusieurs autres ancêtres gaulois.

Des squelettes quasi complets enchevêtrés dans la racine qui se retrouvaient donc en position verticale comme redressés par un immense coup de vent.

L’image a marqué et marque encore les témoins de scène.

Eh oui ! même morts les Gaulois sont encore bien présents à Epoye.

 

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