Ballade Champenoise

Fère Champenoise

L’origine du nom de Fère Champenoise est mal connue. Les rares éléments restés à notre disposition sembleraient désigner un mot d’origine germanique : tribu, clan, famille. Fère Champenoise donc domaine de la tribu en campagne. Explication peu convaincante, je vous l’accorde.
Pour autant bien d’autres choses nourrissent l’histoire de la commune, les batailles notamment. Oui ! On s’est étripé à qui mieux mieux ici, au beau milieu de la plaine champenoise. Un passé guerrier à chaque fois marqué par une défaite des troupes françaises. Etrange… Mais le fait est. Prenons par exemple l’année 1814. La campagne de France marque les derniers instants de règne du « petit caporal » Napoléon.

L’aigle est aux prises avec le russe, le prussien et l’anglais.

Une campagne marquée par toute une série de combats, tous pratiquement remportés par les français : Champaubert, Montmirail… Tous sauf Fère Champenoise. Par deux reprises, les grognards sont défaits ici. Trace de ces tristes heures : deux villages russes, l’un dans l’Oural, l’autre en Ukraine, baptisés Fère Champenoise en l’honneur de ces coups d’éclats. C’est ce que l’on appelle le syndrome anglais, donner aux villages, aux gares, des noms de défaites…
Autre expérience douloureuse pour l’armée française, ici : 1914. Après une offensive allemande fulgurante, acculée l’armée française se retrouve à Fère avec la ferme intention de ne plus céder le moindre mètre, au contraire même. Quatre jours, les combats auront duré en tout quatre jours. 96 heures de fer et de feu où plus de 5 000 hommes perdirent la vie. Les ordres étaient on ne peut plus clairs : ne pas reculer, se faire tuer sur place s’il le fallait. Quelqu’en fut le prix, Fère devait tenir.

Tenir pour permettre une contre-attaque sur les flancs et enfin voir l’allemand reculer.
Le fait est que l’histoire retiendra de cette bataille une victoire, car en effet les allemands ont reculé. Mais à quel prix. Non ! Ici point de salut pour les soldats français.

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