Ballade Champenoise

La coutume de la derniere charrette

En Champagne, la derniere occasion autrefois d’une véritable réjouissance. Il s’agissait de fêter la fin de la cueillette par de la joie, de la gaieté, des fleurs, des grosses farces et de franches élippées!.

 

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Dans la région de Reims, Épernay ou Vertus cette fête se nommait et se nomme encore aujourd’hui «le Cochelet» : Cochelet le nom du bouquet derrière lequel le hordon revient triomphalement de la vigne en même temps que la dernière charrette ; Cochelet également le nom du festin ,qui va regrouper le soir autour de la table l’ensemble des vendangeuses et des vendangeurs. Mais il faut bien le constater, ce Cochelet à perdu aujourd’hui une bonne part de son apparat…

Autrefois, le bouquet composé de fleurs de saison, était fixé, soit derrière la dernière charrette, soit à la tête du cheval. Parfois, comme dans les alentours de Reims et à Aÿ, il était solidement attaché au bout d’une longue perche et promené solennellement au milieu des rires et des chansons.

Parfois le bouquet était remplacé par un cep de vigne ; encore chargé de ses raisins et attaché au derniers panier de raisin cueilli (ou encore piqué sur un baril). Ce cep de vigne s’appelait également « le Cochelet ».

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On raconte qu’à Vertus, autrefois, on préparait ce bouquet la veille du dernier jour. On l’éparpillait alors dans la vigne, en le dissimulant dans des paniers mannequins, et qu’il y passait ainsi toute la dernière journée. Le soir du dernier jour, on réunissait tous les éléments du bouquet, auquel on ajoutait, liées à un sarment, une grappe de raisins noirs et une grappe de raisins blancs. Le tout était ensuite fixé au bout d’un bâton et deux jeunes gens (un garçon et une fille), choisis parmi les plus dégourdis, étaient chargés de le rapporter, dressé ostensiblement au sommet de la dernière voiture. Le soir, après le repas, il était offert au patron par les mêmes jeunes gens, qui clamaient en chœur la formule suivante : «A l’honneur du Cochelet, patron, on vous offre un bouquet». Le patron
embrassait la fille, serrait la main du garçon, puis il remerciait l’ensemble des vendangeurs à qui il offrait le champagne. Le bouquet était ensuite fixé à l’entrée du cellier, ou parfois à celle du pressoir.

Dans certaines localités, un cortège burlesque s’organisait avant le repas et parcourait les rues du village dans un débordement effréné d’allégresse et de chansons. Même genre de procession burlesque dans la Montagne de Reims, où les vignerons – jeunes et vieux – défilaient dans les rues en portant paniers, serpettes, hottes en bois, balais,seaux à pressoir, pelles… enfin tous objets servant à la récolte et au pressurage du raisin, avec au centre de chacun des balais une chandelle allumée.

A Ludes on hissait un jeune garçon en haut d’une échelle double et on le portait en tête du défilé. Quand le cortège arrivait sur la place de l’église, on allumait un feu de joie avec les balais et l’on chantait… Il va sans dire que l’ensemble de ces coutumes étaient quand-même fortement arrosées. (sources diverses)

 

 

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