Ballade Champenoise

La rue de la COTE LEGRIS

 

Nom donnée par délibération du conseil municipal le 24 septembre 1837.Va de la rue Henry Dunant à l »Avenue Jean Jaurés (Quartier Nord-Ouest)

 

Vers 1145, un riche sparnacien, Hermentorix, fait construire un premier hôpital nommé alors léproserie à cet endroit, bien que la lèpre ne fut pas la seule maladie à y être soignée. Cet hôpital bâti loin, hors des murs de la ville fut administré par différents ordres (Saint-Lazare, Templiers, Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et de Malte). Tout naturellement, ce fut le chemin puis la rue dit de la Léproserie.
En 1831, on retrouve sur les plans cadastraux napoléoniens le nom de « chemin d’Epernay à Cumières ». En 1837, le conseil municipal arrêtait que la rue conduisant de la chapelle Saint-Laurent au chemin de Cumières porterait le nom du lieu-dit « la Côte Legris » ; et ce, même si Poterlet suggérait de donner de nom de rue de la léproserie en souvenir du plus vieil hôpital qui ait existé à Epernay.
Dans un document de 1764, on parle du lieu-dit « Bossemonts » ou vulgairement « la Corte Legris ». Rien de formel ne nous permet de définir l’origine de ce nom.

 

Nous n »avons rien de précis sur l »origine de ce nom « Côte-Legris ou Corte-Legris, qui là encore doit être le nom d »un lieu-dit. Par contre concernant les « bossements » il s »agirait d »une hauteur plantée de chardons à l »usage du folon (moulin servant au tissage) dont la profession apparaît dans le cartulaire de l »abbaye Saint Martin en l »an 1325 sous le terme « Ancérus ly fouleron »… Enfin la tradition orale veut que le Maréchal de Biron y reçut le boulet de canon qui lui fut fatal lors du siège de 1592.

© Marcel Malette

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