Ballade Champenoise

L’esplanade Charles de Gaulle

Communément appelée « le Jard », cette Esplanade était à l »origine un lieu de promenade. En 1741, une partie du fossé où était situé le jeu d »arc près de la Porte de Châlons est comblé, permettant l »aménagement d »une promenade publique à l »emplacement du Bas-Jard actuel.

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C »est une délibération du mois de décembre 1749, qui nous apprend qu »il est entrepris des travaux d »aménagement d »une «promenade» à la Porte Chalonge (ou de Châlons) pour la décoration et l »embellissement de la ville.

Bertin du Rocheret rapporte lui, «que l »on à razé (sic) un ravelin (qui) était pourtant un bel ouvrage des fortifications qui couvroit la porte» et «qu »on a comblé le fossé des Arquiers» (lieu où les Archers venaient s »exercer). Des arbres, offerts par l »Intendant de Champagne, Cazé de la Bove, sont plantés des deux côtés de la porte. Ainsi est constitué le « 1er Jard » . Les ouvriers étaient alors payés 8 sols pour le maniement et le transport de la terre, tandis que, toujours selon Bertin du Rocheret «la bourgeoisie ne dédaigne pas mettre la main à la pâte». Il ajoute même «que des femmes apportaient des boissons pour encourager tout le monde».

La réalisation d »un projet d »agrandissement datant de 1823 sera rendue possible par la cession à la Ville par Jean Moët d »un terrain de 11,1 hectares en 1827, encore augmentée par un échange de terrains du 28 mai 1849. Lors du réaménagement du Jard en jardin public en 1866, un kiosque à musique, don de Charles Perrier et Paul Chandon, est installé. Un « rocher artistique artificiel » et une grotte, entourés d »un grillage, sont installés en 1882, don de Madame de Maigret et en partie de Monsieur Luquet (Conseiller Municipal, Président du Tribunal de Commerce et de la commission de l »Hospice d’Épernay).

Une clôture de grilles en fer est réalisée en 1885 et ce jardin est dès lors le lieu de nombreuses manifestations, notamment d »expositions horticoles et vinicoles. En 1902 un nouveau réaménagement est conçu par l un architecte-paysagiste rémoist. Le « rocher artificiel », vétuste, est alors démoli et remplacé par un assemblage de rochers peu élevé.

Vers 1937, c »est le kiosque à musique qui est démoli et remplacé par un auditorium de 2.000 places, qui lui même sera détruit dans les années 1990.

Depuis, toute la partie sud du Jard (communément appelée «le bas jard») sera encore réaménagée en esplanade recouverte d »un dallage réservé aux seuls piétons et aux activités foraines et sera dotée de jeux de plein air pour les enfants. Tout le reste de cette esplanade sera transformé en aire publique de stationnement payant.

 

© Marcel Malette

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