Ballade Champenoise

Reims : fouilles archéologiques

 

Des fouilles archéologiques fructueuses , elles ont d’ores et déjà mis au jour la base de la tour Lupsault et retrouvé divers objets.

 

ON est loin de l’inventaire à la Prévert mais les fouilles entamées il y a un peu plus de deux mois sur le site de l’ancien Monoprix – et où s’érigera prochainement la résidence Tour Louis d’Outremer – ont déjà permis de découvrir un certain nombre d’objets, datant pour la plupart du XVIe siècle : des céramiques, du verre, des objets en fer, des pièces de monnaie, des ossements d’animaux ou encore de la tabletterie (peigne ou poinçon fabriqués à partir d’os). « Rien d’exceptionnel pour l’instant, mais cela nous donne tout de même des renseignements précieux sur les différentes périodes d’occupation des lieux, et ce à quoi ils ont pu servir », explique l’archéologue responsable du chantier, Thierry Galmiche.

La découverte dont il semble le plus fier, c’est cette base de l’ancienne tour Lupsault, rasée en 1799. « Ce n’est pas une surprise car nous savions qu’elle était là mais il n’en existait aucune image, aucune gravure. » Les archéologues ont également mis au jour quelques mètres d’un mur de courtine qui permettait de rejoindre le palais royal.

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Sol instable À la fin du XVe siècle, ce secteur de la ville haute perd son caractère défensif, en raison notamment des progrès de l’artillerie. « Les gens peuvent s’y installer, si bien que l’on a découvert un bâtiment construit à la place de la courtine. On y a retrouvé des éléments végétaux comme de la paille. Il y a donc de fortes chances qu’il ait servi d’étable », souligne Thierry Galmiche pour qui la difficulté de ce chantier réside surtout dans la nature du sol. « Nous devons prendre beaucoup de précautions en raison des carrières, nombreuses à cet endroit du Plateau. Nous avons d’ailleurs découvert plusieurs puits d’accès. »

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La stabilité du sol est moyenne, ce qui oblige les archéologues à progresser par paliers. « Certaines zones sont immobilisées par des étais de soutènement. Nous devrons donc travailler en deux temps. La majeure partie des fouilles sera terminée début juillet mais nous reviendrons explorer les quelques mètres carrés restants début septembre quand les étais auront été déplacés. »

Tout ou presque sera détruit Tous les objets qui ont été mis au jour vont être lavés, remontés pour ceux qui ont été trouvés en plusieurs morceaux, étudiés. Les plus intéressants seront peut-être exposés dans un musée mais on n’en est pas encore là.

Quant aux différentes fondations, un avenir bien plus sombre s’offre à elles : « Tout sera détruit puisqu’à la place, il y aura un parking souterrain », précise l’archéologue.

Toutefois, la base de la tour Lulpsault pourrait subsister : l’architecte qui travaille sur la future résidence serait en train de revoir sa copie pour l’intégrer au nouveau bâtiment, dont les travaux devraient commencer en octobre.

source : L’union 06/06/2013

Encore des Monuments qui vont disparaître pour des profit ! 

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